LA VIOLENCE CONJUGALE : FEMMES ET HOMMES VICTIMES – DOMESTIC VIOLENCE : WOMEN AND MEN BOTH VICTIMS – VIOLENCIA DOMESTICA: MUJERES Y HOMBRES AMBOS VICTIMAS

violence

FRANCAIS

En introduction, une chanson de LIM, musicien rappeur français qui interprète un texte brut qui a le mérite de parfaitement décrire la violence conjugale du côté des femmes victimes.

Oui, les violences conjugales font partie du quotidien pour certaines femmes, mais mon article a pour vocation aujourd’hui d’ouvrir le débat vers un fait méconnu et peu médiatisé: la violence conjugale faite aux hommes.

En France, un Collectif pour la Grande Cause Nationale 2010 contre les violences faites aux femmes a été l’occasion de rappeler que ce mal peut conduire à la mort.

Vidéo de la campagne 2010:

Le 23 janvier 2009 une charte avait été adoptée pour lutter contre  » la violence physique, sexuelle, psychologique, économique et administrative exercée au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels infligés aux enfants de sexe féminin, le viol conjugal et autres pratiques traditionnelles archaïques (les mutilations sexuelles féminines, les crimes dits «d’honneur », les mariages forcés, les violences liées à la dot, la polygamie) ».

Le mécanisme de la violence conjugale s’inscrit en une succession de cycles, allant de l’accumulation des tensions, aux crises de violences, puis une phase de déresponsabilisation précédant la période dite de « lune de miel » durant laquelle l’agresseur s’excuse pour son acte de violences et promet de ne plus recommencer.

On comprend alors qu’un processus de manipulation entre parfois en jeu, car les justifications données par le conjoint violent et son changement radical, même sur une courte période, sème peu à peu le doute dans l’esprit de la victime.

http://www.violencesfaitesauxfemmes.com/ewb_pages/v/victime-violences.php

Les différentes formes de violences sont les suivantes:

Une enquête nationale sur les violences faites aux femmes avait été coordonnée par l’Institut de démographie de l’université Paris I (Idup), elle a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs appartenant au CNRS, à l’Ined, à l’Inserm et aux universités.

http://www.eurowrc.org/01.eurowrc/06.eurowrc_fr/france/13france_ewrc.htm

Un résultat éloquent, sachant qu’il est indiqué que « Parmi les femmes qui ont échappé à l’enquête, un groupe est certainement très touché par les phénomènes de violence quels qu’ils soient : les femmes hébergées en foyer et dans les centres d’accueil d’urgence ou sans domicile » : environ 50 000 femmes de 20 à 59 ans victimes de viol en un an.

En 2011, « au niveau national, les morts violentes dans le couple représentent 17,4 % des homicides et violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » (source Le Monde.fr avec AFP | 03.08.2012 : En 2011, les violences conjugales ont fait 146 victimes).

Je vous invite également à consulter, pour une vision critique de cette enquête, l’article publié en 2012 par Elizabeth Brown:  « Les enquêtes « Enveff » sur les violences envers les femmes dans la France hexagonale et ultramarine », Pouvoirs dans la Caraïbe et mise en ligne le 26 janvier 2012.

URL : http://plc.revues.org/860 ; DOI : 10.4000/plc.860

LA VIOLENCE CONJUGALE RESERVEE AUX HOMMES….?

En  1977, une sociologue américaine Suzanne Steinmetz crée le concept de « mari battu », ultérieurement remplacé par celui d’« homme battu  » et en 1980 est publiée une étude « Behind Closed Doors – Violence in The American Family », par laquelle les chercheurs Strauss, Gelles et Steinmetz affirment que les femmes commettent la moitié des violences physiques domestiques.

Le livre est disponible à l’achat en version numérique : http://books.google.fr/books/about/Behind_Closed_Doors.html?id=H83SngJL1xcC&redir_esc=y

En France, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), créé en 2003 par l’ancien président Nicolas Sarkozy, présidé par Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), a publié en 2007 une première enquête Cadre de vie et sécurité, couvrant l’année 2005-2006 : elle évalue à 0,7 % la proportion d’hommes violentés( soit 120 000 personnes en équivalent population) contre 1,8 % de femmes violentées (soit 450 000).

Un colloque aura lieu prochainement sur cette thématique encore méconnue à Paris, le 19 novembre 2012.

http://soshommesbattus.over-blog.com/article-les-resumes-du-colloque-sos-hommes-battus-2012-112733139.html

Des chercheurs, psychologues et criminologues se spécialisent sur cette question et publient des ouvrages pour faire face à ce phénomène peu médiatisé, comme Sylviane Spitzer, psychologue.

Blog de Sylviane Spitzer: http://sos-psychologue.blogspot.fr/

Guide d’aide pour les hommes victimes de violences conjugales: http://profiling.free.fr/guide%20HB.htm

Ainsi, 122 femmes sont mortes en 2011, du fait de la violence de leur compagnon (ou ex compagnon) et 24 hommes de leur compagne ou ex-compagne (source Délégation aux Victimes)

Vous pouvez consulter le rapport complet via le lien suivant:

http://www.mediapart.fr/files/Etude_nationale_sur_les_morts_violentes_au_sein_du_couple_annee_2011_2.pdf

Le BLOG de l’Association SOS Hommes Battus : http://soshommesbattus.over-blog.com/

D’autres liens disponibles en commentaires via la bulle en haut à droite…

domestic

ENGLISH:

This song will expose very well DV against women :

But other reality about domestic violence against men do exist too:

Articles about :

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/jun/07/feminism-domestic-violence-men

http://emievil.hubpages.com/hub/Domestic-ViolenceAgainst-Men

Website of defence for victims of DV :

http://www.helpguide.org/mental/domestic_violence_abuse_types_signs_causes_effects.htm

Get confidential help today – 01823 334244

domestic

CASTELLANO (casos al extranjero y España y documentales)

En introducción esa video con canción « Mujer encadenada » de Tears for Fears que describe bien el estado de las mujeres maltratadas.

Pero otra realidad coexiste, la de los hombres maltratados por su pareja:

Violencia intrafamiliar: Denuncias de hombres agredidos por mujeres aumentan en 14,9% en 2011 (Chile)

http://www.latercera.com/noticia/nacional/2012/01/680-426985-9-violencia-intrafamiliar-denuncias-de-hombres-agredidos-por-mujeres-aumentan-en.shtml

La Violencia Doméstica hacia el Varón: factores que inciden en el hombre agredido para no denunciar a su pareja

http://www.ubiobio.cl/cps/ponencia/doc/p10.4.htm

Los hombres maltratados: invisibles y olvidados (UK)

http://www.theprisma.co.uk/es/2012/05/13/los-hombres-maltratados-invisibles-y-olvidados/

Hombres maltratados por mujeres  – Ficha Informativa (Canada)

http://www.child.alberta.ca/home/documents/familyviolence/doc_opfvb_translated_men_spanish_bw.pdf

Web y Blog en España

Hombres maltratados

http://mercedespaton.blogspot.fr/2009/06/hombres-maltratados-por-denuncias.html

http://www.victormartinezpaton.com/2012/12/entrevista-en-tele5/comment-page-1/#comment-117

LE GHB OU « DROGUE DU VIOL »: MOBILISATION GENERALE CONTRE UN FLEAU

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J’aborde aujourd’hui un sujet qui avait fait la une des journaux il y a quelques années et qui a mobilisé l’attention aussi bien des législateurs, des scientifiques, que du « monde de la nuit: » le GHB ou gamma-hydroxybutyrate, et son détournement vers celle que l’on a nommée la « drogue du viol ».

PLAN DE L’ARTICLE: 

I – DEFINITION DU GHB: SA COMPOSITION, SES EFFETS, SON USAGE PREMIER

II- EVOLUTION DE LA CONSOMMATION (ETAT DES LIEUX EN 2006 et en 2012) ET SON DETOURNEMENT VERS LA « DROGUE DU VIOL »

III- LES MOYENS DE LUTTE DANS LE MONDE ET LES DIFFERENTS ACTEURS: QUELQUES EXEMPLES

 

I – DEFINITION DU GHB: SA COMPOSITION, SES EFFETS, SON USAGE PREMIER

 Le GHB est un composant naturel du métabolisme de l’être humain.

Comme vous pourrez le voir sur le schéma suivant, il est concentré en majeure partie dans le stratium, le cortex, l’encéphale moyen, la substance nigra et surtout l’hippocampe, composant ainsi l’un des éléments essentiels de notre système nerveux.

En zone périphérique il traverse la zone hémato-encéphalique, barrière entre le sang et le cerveau, empêchant le passage et la diffusion dans le système nerveux central de substances circulant dans le sang.

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Il fait partie de la famille des psychotropes et a un rôle de dépresseur du système nerveux central:

son action ralentit la respiration et le rythme cardiaque.

Il s’agit d’un neurotransmetteur, qui permet la régulation du passage de l’information nerveuse au niveau des synapses

(zone de contact entre deux cellules nerveuses ou neurones).

Sa composition est proche d’un autre neurotransmetteur, le GABA qui libère de la dopamine, dont la formule chimique est C4H9O2N.

Voir les deux figures ci- dessous pour comparaison

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GHB Molécule

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GABA Molécule.

Le GHB se fixe à la place du GABA sur les récepteurs à GABA-b.

Sous l’effet d’un potentiel d’action (dépolarisation transitoire de la membrane d’un neurone qui entraîne l’émission d’un message nerveux au niveau des synapses), il entre dans ce que l’on appelle « le circuit de la récompense » et libère de la dopamine, ayant un fort effet désinhibiteur.

Appelé aussi bien  G, ecstasy liquide, Liquid X, Fantasy, le GHB a été découvert et synthétisé la première fois en 1961 par l’équipe du Professeur Henri Laborit et utilisé pour ses vertus antalgiques et antidépresseurs, dans le cadre de pathologies comme l’insomnie, la narcolepsie, l’alcoolisme ou le syndrome de sevrage alcoolique.

C’est dans le cadre de ce dernier usage que sa vente a cessé d’être réglementée, la substance pouvant alors être obtenue sans ordonnance, jusqu’en 1968.

 

II- EVOLUTION DE LA CONSOMMATION (ETAT DES LIEUX EN 2006 et en 2012) ET SON DETOURNEMENT VERS LA « DROGUE DU VIOL »

 Ce chapitre est un état des lieux de la consommation du GHB et de son détournement vers la drogue du viol, fondé entre autre sur la lecture de deux rapports de l’ECDD (experts du Comité Européen de lutte anti-drogue) de l’Organisation Mondiale de la Santé.

1/ WHO 34th Expert Committee on Drug Dependence Meeting (2006: Geneva, Switzerland)

http://www.who.int/medicines/areas/quality_safety/5GHBPreReview.pdf

On y parle spécifiquement du GHB en exposant sa composition chimique, ses effets sur l’organisme et son action dans le cadre du sevrage alcoolique, mais surtout on détaille sa consommation. 

Ainsi, en 2006, l’étude montre en page 19, que le GHB était fréquemment consommé et de manière excessive aux Etats-Unis, en Europe surtout dans les pays tels que le Royaume Uni, l’Italie, les Pays Bas, la Belgique, la Suède, la Finlande, l’Ukraine, la France, l’Espagne, la Suisse, la République Tchèque et le Danemark.

Il est important de préciser que la composante de population des consommateurs concernés était très disparate et que ce problème était donc assez massif en terme d’épidémiologie.

L’étude montre également que l’usage et l’abus de GHB ou ses produits dérivés est d’une portée considérable en Europe avec des cas détectés en France, au Danemark, en Allemagne, Belgique, Finlande, aux Pays Bas, en Espagne, Suisse, Norvège et le Royaume Uni.

Le contrôle de la circulation de ces substances est opéré par l’« European early-warning system » (EWS).

Sa mission principale est la collecte, l’analyse et l »échange de toute information, de façon rapide, concernant l’apparition de nouvelles drogues de synthèse dès qu’elles entrent sur le territoire européen.

Vous trouverez le détail de ses missions via le lien ci-dessous et par ailleurs des rapports par pays et thématiques (législation, consommation) y sont consultables gratuitement, en anglais ou en allemand.

http://www.emcdda.europa.eu/themes/new-drugs/early-warning

Les indicateurs de l’étude menée par cette organisation montre que le GHB était consommé en 2006 dans un cadre festif en majorité, aucune tendance ou prévalence particulière au niveau européen n’a pu toutefois être établie, car la base de données était insuffisante.

Tout ce que l’on sait, c’est que des saisies de GHB et ses précurseurs le GBL et le 1,4-BD ont été faites en Belgique, République Tchèque, Danemark, Estonie, France, aux Pays Bas, en Suède, Finlande, Norvège et au Royaume Uni.

Cette étude souligne, qu’après les adeptes du bodybuilding (dans le cadre de composition de compléments alimentaires), c’est dans le milieu de la musique « dance » et des raves parties que sa consommation s’est développée, avec les amphétamines (famille des antidépresseurs) et le MDMA ou ecstasy (ou mescaline, de la famille des perturbateurs du système nerveux central). [Source Mementos Dalloz – Criminologie et science pénitentiaire 10eme édition Jean Larguier 2005).

Son faible coût et sa simplicité d’utilisation (forme liquide) l’a rendu populaire.

Déjà durant les années 80, le GHB avait été étudié par la Drug and Food Administration, aux États-Unis, puis Santé Canada, qui en ont mesuré les dangers une fois mélangé à l’alcool (amnésie et coma). Le GHB avait été retiré du marché.

Bien que certains en consomment volontairement pour son effet euphorisant, stimulant ou relaxant, en substitution ou en addition à l’alcool, son détournement vers ce que l’on appelle la drogue du viol a été relevé dans les années 90 (voir en commentaire annexe sur les drogues du viol)

 2/ WHO 35th Expert Committee on Drug Dependence, Hammamet, Tunisia June 4-8, 2012 

Généralités:

http://www.who.int/medicines/areas/quality_safety/4.1.2ExpertreviewGHBcriticalreview.pdf

GHB:

http://www.who.int/medicines/areas/quality_safety/4.1GHBcritical_review.pdf

http://www.who.int/medicines/areas/quality_safety/4.1GHBcritical_review.pdf

Les différents observatoires européens et aux USA signalent que la consommation abusive reste identique en terme de localisation géographique, touchant des sous-groupes de population (clubs des milieux gays et bi-sexuels d’après le rapport), mais également des dispositifs de prévention et de réglementation dans le monde entier, que nous évoquerons plus loin.

La consommation de GHB est souvent couplée avec celle de l’alcool et de l’ecstasy, qui est la cause de décès. Et quelques cas impliquent également l’usage d’héroïne, causant une dépression respiratoire.

J’ai pris la peine d’étudier ces substances et elles appartiennent à des catégories très différentes au niveau des effets sur l’organisme ce qui explique les décès (ex: héroïne: effet dépresseur; ecstasy: effet perturbateur ou hallucinogène).

La facilitation de la consommation et de la possession du GHB est encore une fois due au bas prix et à son administration aisée, mais le détournement d’usages médicamenteux n’est plus mis en cause comme auparavant (législation plus stricte), mais plutôt le développement de laboratoires clandestins.

Le rapport précise également que des cas d’utilisations à des fins d’abus sexuels sont identifiés, mais aucun chiffre n’est annoncé. 

Drogue incolore, inodore, les traces perdurent au maximum pendant six heures dans le sang et dix heures dans les urines. Au-delà, il faut procéder à l’analyse des cheveux.

L’effet d’amnésie ressenti empêche souvent que la victime dépose plainte, par honte la plupart du temps, ce qui explique la difficulté à quantifier le nombre réél de victimes de viol suite à l’administration du GHB par l’agresseur à son insu, le mode utilisé étant une boisson alcoolisée (« drink spiking »).

De même, l’élimination rapide du GHB rend toute analyse médico-légale difficilement optimale afin de déterminer le lien de causalité d’un décès survenu par cette substance.

A des fins de sensibilisation, j’invite les personnes parlant anglais à consulter un rapport de l’Observatoire Européen des Drogues et de la Toxicomanie, abordant cette thématique des drogues utilisées dans le cadre d’abus sexuels:

http://www.emcdda.europa.eu/publications/technical-datasheets/dfsa

III- LES MOYENS DE LUTTE ET LES DIFFERENTS ACTEURS : QUELQUES EXEMPLES

1/ LEGISLATION

 * FRANCE

En 1999, le GHB avait été répertorié dans la catégorie des stupéfiants, limitant ainsi sa vente à la pharmacologie dans le cadre de traitement de substitution et sevrage d’addictions ou de narcolepsie par exemple.

Le 2 septembre 2011, le ministère chargé de la Santé a interdit la vente et la cession au public de deux produits permettant de synthétiser le gamma-hydroxybutyrate: la Gamma-butyrolactone (GBL) et le 1,4 butanediol (1,4-BD).

Consultable via :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000024540977&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id

* ETATS UNIS:

Aux Etats Unis, le GHB avait été réglementé dès 2000 avec la signature par le Président Bill Clinton, le 18 Février 2000, du « Bill H.R. 2130 » qui a institué le GHB, la Ketamine et le GBL dans la catégorie des drogues de niveau 1.

http://thomas.loc.gov/cgi-bin/query/z?c106:H.R.2130:

Ainsi, la possession, la fabrication ou la vente du GHB ou ses précurseurs étaient grâce à cet amendement puni de 20 ans de prison.

Par ailleurs, une campagne nationale de sensibilisation a été menée auprès des jeunes majeurs, des adolescents, des agents de police, éducateurs, des infirmières d’établissement scolaire, de services d’aide aux victimes de viol et des urgences, concernant:

– les dangers des « date-rape drugs » (drogues du viol)

– l’application de la loi fédérale intitulée « Controlled Substances Act » (CSA) qui regroupe l’ensemble des lois fédérales concernant certaines substances et leur régulation,en matière de fabrication, possession, vente, importation et édictée le 27 octobre 1970.

 Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Controlled_Substances_Act 

– l’application de la «  Single Convention on Narcotic Drugs », traité international signé le 8 août 1975, limitant la fabrication, possession, vente et importation de certaines substances exclusivement dans un but medical ou scientifique, et combattant le traffic de drogues par la coopération internationale, afin de débusquer et décourager les trafiquants.

Version française: http://www.unodc.org/pdf/convention_1961_fr.pdf

English text:http://www.unodc.org/pdf/convention_1961_en.pdf

Spanish text: http://www.unodc.org/pdf/convention_1961_es.pdf

– la reconnaissance des symptômes attestant du statut de victime,également dans le cas d’agressions sexuelles et la mise en oeuvre d’une réponse appropriée face à ce type d’agressions.

Toutefois un véritable réseau de fabrication clandestin est apparu de facto et a obligé à utiliser d’autres moyens de lutte par des missions d’investigation.

Exemple d’affaires de trafic et vente illégale de GHB sur internet:

http://www.justice.gov/dea/ongoing/webslinger.html

http://www.ksl.com/?nid=148&sid=13252302

2/ DETECTION, SECURITE ET PLAN DE COMMUNICATION

Aux Etats-Unis, des organisations non gouvernementales basées sur le système du crowfounding peuvent être crées dans le but d’informer massivement sur la dangerosité du GHB (et sur son utilisation dans le cas d’agressions sexuelles) et faire bénéficier de conseils personnalisés, comme le « Projet GHB»:

 Site en anglais : http://www.projectghb.org/about-us

 Plaquette en français : http://www.projectghb.org/sites/default/files/french-ghbfactsheet_0.pdf

 Article sur les agressions sexuelles par usage de GHB:

http://www.projectghb.org/content/drug-facilitated-sexual-assault

* Concernant les professionnels de la nuit, on peut citer en France l’initiative « Fêtez clairs », un dispositif de prévention créé en 2005 à la suite de plusieurs comas liés au GHB.

La Mairie de Paris et la préfecture de Paris en sont les cofinanceurs.

Les clubs et salles de concert adhèrent à sa charte dans le but de « sensibiliser le public aux dangers du GHB ».

Philippe FATIEN, propriétaire de quelques boîtes de nuit parisiennes célèbres, était par ailleurs venu témoigner son inquiétude dans « Tout le monde s’explique », l’émission de Thierry Ardisson.

http://www.dailymotion.com/video/xeq54u_informations-sur-les-risques-en-boi_webcam

Déjà à cette époque un gobelet pour alcool hermétiquement fermé appelé « Billglass » était disponible dans les boîtes de nuit, mis au point par Stéphane Mathieu, designer de l’objet et Richard Bille, responsable de sécurité dans des boîtes de nuit niçoises.

 Blog de Stéphane Mathieu:

http://stephanemathieudesign.unblog.fr/2008/09/22/article-lci/

 Article de Gulf-times.com :

http://www.gulf-times.com/site/topics/article.asp?cu_no=2&item_no=58247&version=1&template_id=39&parent_id=21

 

* La communauté scientifique n’est pas en reste et s’est attelée à informer le public et à concevoir d’autres moyens techniques de détection de cette drogue.

En France, L’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a mis en place depuis le 1er juillet 2003 un dispositif d’observation des cas d’agressions liées à la « soumission chimique» et l’identification des substances en cause, les contextes et le mode opératoire de l’agresseur.

Lire les rapports rédigés de 2005 à 2011 à cet égard sur le site officiel de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé:

http://ansm.sante.fr/Activites/Pharmacodependance-Addictovigilance/Soumission-chimique/(offset)/5#sp

En 2011, un chercheur israélien de l’université de Tel Aviv, Fernando Patolsky , avait annoncé avoir élaboré un capteur ayant l’apparence d’une paille et qui par réaction chimique révèlerait la présence de certaines drogues comme le GHB dans le verre de la victime.

J’ai rédigé un article afin de promouvoir cette invention sur mon blog Talents et Synergie:

http://talentsetsynergie.wordpress.com/2012/09/22/michael-ioffe-et-fernando-patolsky-inventeurs-dun-detecteur-anti-ghb-deux-talents-au-service-de-la-science-et-de-la-prevention/

(Version Française et English Version)

Premiers articles dans : 

Le Point: http://www.lepoint.fr/sante/la-drogue-du-violeur-est-detectable-17-08-2011-1363529_40.php 

ABC News:

http://abcnews.go.com/Health/WomensHealth/scientists-developing-date-rape-drug-detector/story?id=14239352

Par ailleurs, la mise au point a été validée en 2012 (article du 17/08/2012 dans ShalomLife) et le détecteur sera commercialisé d’ici 1 an:

http://www.shalomlife.com/health/17771/israelis-invent-anti-date-rape-straw/

Soyez tous vigilants et si vous constatez qu’une personne se trouve en difficulté et sous l’emprise d’une substance telle que des stupéfiants, aidez la ou signalez à toute personne en charge de la sécurité son état.

ART THEFT AND ROBBERY : TWO CASES, INVESTIGATION AND PREVENTION TIPS

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My second passion after criminology study is the Arts.

I dedicate this article to my best friend Cindy FEIX as I share with her this pleasure for artistic knowledge and discovery.

I invite you to have a look at her profile on VIADEO network:

http://fr.viadeo.com/fr/profile/cindy.feix.

This article deals with stolen art and exposed in 4 parts:

– a presentation of two stolen art cases, one who started in Caracas (Venezuela) and resolved in Miami (US), and one underway in Brisbane (Australia);

– art stolen definition with official references,

– case resolution methods

– prevention tips.

I- EXPOSAL OF THE TWO CASES

* The first case deals with the stollen of an Henry Matisse most famous painting called « « Odalisque in Red Pants. », representing a naked woman sitting in red pants.

Odalisque (in Turkish Odalik) refers to a female slave or concubine in an Ottoman seraglio, especially the Imperial Harem of the sultan. 

She could rise from the level of odalisque and become a concubine, by being selected, so she would train to service the sultan. She rise in status of concubine  only after such sexual contact.

Matisse painted it in 1925, during the « Belle Epoque » in the « era of the Third French Republic, characterized by optimism, peace at home and in Europe, new technology and scientific discoveries » (wikipedia source)

The painting was exposed at the Contemporary Art Museum of Caracas and its missing was detected in 2002, by the conservator of the museum Rita Salvestrini, as an  art collector Genaro Ambrosino was interested in buying it and contacted her.

From this time, it figured at the top list of the most wanted art and was by undercover FBI Agents in Miami Beach, who catch the thefts, a couple trying to sell it for $740,000,  in a room at the Loews Hotel in Miami Beach.

The original painting was supposed to have been pulled from its frame and replaced with a forgery during an exhibition loan in Spain in 1997. The fake was exhibited at the museum for quite some time.

Interpol, the FBI, and police in France and Spain, tried to determinate if Pedro Antonio Marcuello Guzman, 46, and Maria Martha Elisa Ornelas Lazo, 50, were involved in the original theft, but in vain.

The couple affirms to authorities that they took possession of it by a middleman.

For more details:

http://www.huffingtonpost.com/2012/07/18/henri-matisses-odalisque-recovered-by-fbi_n_1682790.html

http://www.theatlanticwire.com/national/2012/07/matisse-painting-stolen-thomas-crown-style-was-recovered-miami/54816/

The second case is an investigation underway now in Brisbane area, processed by Queensland Police (Australia), in cooperation with Detectives from the Fortitude Valley Criminal Investigation Branch, after a jewellery theft from a stand at the Brisbane Exhibition, on August 8th 2012.

You can read that « Initial investigations suggest that thieves entered a pavilion and forced entry into a display cabinet containing antique rings sometime between 7 last night and 8.15 ».

See the police alert on the official website:

http://mypolice.qld.gov.au/blog/2012/08/11/jewellery-stolen-bowen-hills/

Video report:

http://www.weartv.com/newsroom/top_stories/videos/wear_vid_24224.shtml

II- DEFINITION OF ART THEFT

I take as a reference the FBI’s Official Website:

http://www.fbi.gov/about-us/investigate/vc_majorthefts/arttheft

It is defined like « Art and cultural property crime—which includes theft, fraud, looting, and trafficking across state and international line ».

The legislation is available at:

http://www.fbi.gov/about-us/investigate/vc_majorthefts/arttheft/legislation

For example, possibly related to our first case:

« Title 18, United States Code, Section 668 – Theft of Major Artwork

Makes it a federal offense to obtain by theft or fraud any object of cultural heritage from a museum. The statute also prohibits the « fencing » or possession of such objects, knowing them to be stolen. »

III – RESOLUTION

In the first case, on the one hand, the importance of an investigation file is obvious as the FBI National Stolen Art File (NSAF) to computerize the stolen arts « reported to the FBI by law enforcement agencies throughout the United States and the world ». (Source FBI official website).

http://www.fbi.gov/about-us/investigate/vc_majorthefts/arttheft/national-stolen-art-file

On the other hand, it’s important to highlight that the most resolved cases in this type of crime are due to cooperation and coordination between states or countries, matching their informations and sharing expertises.

Have a look to the Art Crime Team and its protagonist at the page:

http://www.fbi.gov/about-us/investigate/vc_majorthefts/arttheft

Patience and determinate state of mind mainly perform the efficience of the agents, specifically dedicated to this type of investigation.

Other organizations exist to help at the recovery of arts, like the ICE Homeland Security Investigations (HSI) directorate, who investigates « a wide range of domestic and international activities arising from the illegal movement of people and goods into, within and out of the United States ». (HSI official website)

http://www.ice.gov/about/offices/homeland-security-investigations/

In France, on Nov. 20, 2006,  it permited to recover a Pisarro’s art piece, « Le Marché aux Poissons » (The Fish Market), stolen from a French museum more than 30 years ago is finally on its way home to France, as the Art Loss Register discovered it figured in an auction catalogue of Sotheby’s New York and notified Interpol. 

After a ceizure by HSI, the monotype was officially forfeited to the United States on Nov. 22, 2011 and returned in France in Aix Les Bains.

Videotape: http://youtu.be/ETH3Qu6wMVs

In the second case, the police published alerts for this case on the QPS News Blog and on social medias like Facebook, in order to involve population in the providing of informations.

A phone call number is dedicated to their collect as they are really usefull for police agents.

Crimestoppers for example is « a charitable community volunteer organisation working in partnership with the Queensland Police Service ».

It was created in 1989 and the volunteers are anonymous.

For more details, have a look at the website:

http://www.crimestoppersqld.com.au/

Otherwise, the Fortitude Valley Criminal Investigation Branch is dedicated to complex investigations.

I quote the describtion of its mission from the Queensland State Archives (Queensland Government)

http://www.archivessearch.qld.gov.au/Search/AgencyDetails.aspx?AgencyId=1522

« ESTABLISHMENT:

With a re-organisation of the Police Department, Detective Force Branch (Detective Office), the Criminal Investigation Branch (C. I. B.) was established on 8 January 1896.

FUNCTIONS:

The C.I.B. was responsible for the investigation of serious crime including armed robbery, homicide, serious assault etc

ADMINISTRATIVE STRUCTURE:
By 1970 – 1971, the C. I. B. was responsible for the following sections: warrant bureau; modus operandi; scientific, document examination, firearms; fingerprint and photographic sections; metal, drug, emergency, and stock investigation squads; as well as the police communication centre. Branches had also been set up in major cities and towns (from the 1970s, regions). From the 1970s, however, this administrative structure was gradually broken up; and in 1973 (c.y.) a homicide squad was established. Major changes resulted from the Fitzgerald Inquiry in 1989, with the eventual creation in the 1990s of the State Crime Operations Command, Crime Operations Branch and the Bureau of Criminal Intelligence Queensland. »

In conclusion, the intervention of experts with technical skills and competences can’t be ignored.

We’ll stay aware all along this investigation and I’ll share with you its progression.

IV/ PREVENTION

I recommend precious reports or researches about various ways of prevention, so you could have a global view about this problem.

* Debate about art law

Bandle Anne Laure et Theurich Sarah, « Alternative Dispute Resolution and Art-Law – A New Research Project of the Geneva Art-Law Centre », in : Journal of International Commercial Law and Technology, Vol.6, No. 1 (2011), pp. 28 – 41. 

http://www.art-law.org/centre/publications/JICLT_bandle-theurich.pdf

* Beverly Program for Prevention against jewelry store robbery and theft.

http://www.beverlypd.org/pdf/PRIVATE%20BUSINESS%20SAFETY%20TOPICS/ROBBERY%20PREVENTION%20FOR%20JEWELRY%20STORES.pdf

* Auction Laws in US from the Blog « Auction Law »,  Auctioneer for over 14 years

http://auctionlaw.wordpress.com/2007/08/18/auction-laws-in-the-usa/

DERNIERES STATS APRES UN MOIS DE CREATION DU BLOG – LATEST STATS AFTER ONE MONTH OF CREATION OF MY BLOG

Voici mes dernières stats de fréquentation.

Nous sommes nombreux à être intéressés par le sujet de la criminologie.

Merci à tous de vos partages et vos commentaires

http://www.slideshare.net/canastajacob/my-blog-about-criminology-stats-16-08-12

Here are my latest website traffic stats.

We are numerous people interested in criminology.

Thank you all for your comments and shares.

http://www.slideshare.net/canastajacob/my-blog-about-criminology-stats-16-08-12

Estas son las últimas estadísticas de mi tráfico web.

Criminología interesa mucho de nosotros.

Gracias a todos por sus comentarios y recomendaciones.

http://www.slideshare.net/canastajacob/my-blog-about-criminology-stats-16-08-12

LES AVOCATS PENALISTES EN MATIERE CRIMINELLE : ENGAGEMENT ET HUMANITE DES DEUX COTES DE LA BARRE

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J’ai souhaité rédiger ce post en présentant la vision de professionnels du barreau sur leur rôle et leur positionnement qu’il soit du côté de l’accusation, auprès des victimes de crimes (ou familles de ces dernières), que de l’accusé dans la défense des droits fondamentaux d’une justice équitable pour tous.

Ce principe fait partie des textes et fondements du droit français que vous pourrez consulter via le site Justice.gouv

http://www.justice.gouv.fr/organisation-de-la-justice-10031/les-fondements-et-principes-10032/

http://www.justice.gouv.fr/organisation-de-la-justice-10031/les-fondements-et-principes-10032/le-droit-a-un-proces-equitable-10027.html

En outre, ce que je retiens des avocats saisis de ces affaires, c’est qu’ils ont une même  volonté qui transparaît au travers des principes majeurs:

– faire entendre la voix des victimes afin que soit reconnu leur préjudice

– donner la parole à l’accusé, afin qu’il puisse à la fois expliquer son geste, s’amender publiquement de ce dernier

– établir tout moyen de preuve afin d’éclairer les débats et que la lumière soit faite sur une affaire.

A mon sens, il s’agit d’étapes importantes et indispensables à ce que l’on nomme le processus de reconstruction.

Ce processus est primordial, au delà de la simple sanction pénale et du dédommagement matériel du préjudice, car sans compréhension d’un fait, de son origine, de son mécanisme, des facteurs endogènes et exogènes qui lui sont associés, mais aussi sans écoute des victimes et des criminels, au même niveau, une justice ferme n’est pas humaine.

Alors certes l’avocat n’est pas psychologue, ni assistant social, mais il n’est pas exempt de qualités humaines non négligeables dans le cadre de son métier.

Dans mon premier commentaire, j’ai l’honneur de partager avec vous un article rédigé par Jean-Yves ARCHER, conseiller en rapprochement d’entreprises et administrateur indépendant et qui contribue par son expertise à des journaux comme Les Echos ou Economie Matin.

Il a eu la gentillesse de me permettre de diffuser un article qu’il avait publié le 30 Avril 2012 sur le site Le cercle Les Echos.

Et je l’en remercie.

Vous le retrouverez via le lien suivant:

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/justice/221146284/avocats-penalistes-bien-mal

Une autre réflexion vous est proposée sur le site PERSEE Revues scientifiques

« Avocats et criminels. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 23e année, N. 6, 1968. pp. 1335-1338. »

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1968_num_23_6_422016

Un premier reportage qui concerne le procès des parents de Marina Sabatier devant la cour d’assises de la Sarthe.

Jugés depuis le 11 juin, Eric Sabatier et Virignie Darras encourent une peine de réclusion à perpétuité pour actes et de torture et de barbarie ayant entraîné la mort de leur fille de 8 ans. (Ouest France).

La parole est donnée à Me Sousset, avocate d’Eric Sabatier.

http://www.ouest-france.fr/actu/actualite-video_-Proces-Marina-les-avocats-du-pere_40807-2090612——–36750_actu.Htm

De même, l’interview sur France Inter de Maître Eric Dupond-Moretti:

Le passage à partir de la minute 2, abordant la dimension d’humanité dans un procès d’assises.

http://www.youtube.com/watch?v=SD4l-sL1od4&feature=youtu.be

Interview de Robert Badinter :

http://www.youtube.com/watch?v=w3-Nwl40pIc&feature=youtu.be

Articles sur une affaire de meurtre survenu le 2 avril 2012

Résumé de l’affaire:

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/un-homme-de-27-ans-abattu-par-arme-a-feu

Avocat de l’accusée

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/meurtre-de-christophe-laforestque-recele-le-dossier

Avocat de la victime

http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/meurtre-de-christophe-laforest-le-coup-de-gueule-de-lavocat-du-pere-de-la-victime