Thriller : Dédales (réalisé par René Manzor)

 

 

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Synopsis

Une jeune femme, Claude, est responsable de plusieurs meurtres mystérieux et autres disparitions qui restent encore inexpliquées. La criminelle semble habitée par des personnalités multiples. Un cas de schizophrénie aiguë qui n’est pas sans intriguer Matthias, un profileur, et Brennac, un médecin spécialiste en psychiatrie. Les deux hommes font équipe pour tenter de reconstituer le déroulement exact des meurtres et de percer le mystère qui entoure Claude. Peu à peu, Brennac pénètre dans l’univers perturbé et complexe de la jeune femme. Il fait connaissance avec ses diverses personnalités, toutes plus étranges les unes que les autres… (Source : Télérama)
La traversée du labyrinthe
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La question des limites de la folie aujourd’hui

Comment notre compréhension de la folie a-t-elle changé ces dernières années ? Quelles conséquences sur les perceptions des limites entre « normalité » et « folie » ?

D’un côté l’évolution des conceptions des psychopathologues, et de l’autre les différentes demandes sociales concernant cette distinction.

Les psychopathologues, qu’ils soient psychanalystes ou phénoménologues – deux tendances particulièrement significatives – sont passés en quelques décennies d’une conception de la folie comme « erreur de perception et de jugement» à la notion selon laquelle la folie consisterait avant tout en une profonde modification, une fragilisation de l’expérience corporelle, du vécu des limites du corps provoquant un bouleversement de la structure du monde.

Cette position a finalement été suivie par une large partie des travaux cognitivistes, sous des formulations diverses.

Mais les discours les plus fortement représentés dans l’espace public se trouvent en porte à faux par rapport à cette vision moderne, que ce soit sur le plan neurobiologique, médiatique, ou dans le champ des nouvelles technologies.

Quelles nouvelles responsabilités nous imposent ces données ?

 

Violencia Colectiva y Salud Mental. Del autor Iñaki Márquez

El libro violencia colectiva y salud mental revisa las actuales teorías de la violencia  y analiza cuál es la situación actual de nuestra sociedad. Entender los mecanismos de la violencia se hace imprescindible en nuestra sociedad.
Contexto, trauma y reaparación  pretende ser un recurso para la reflexión y una herramienta de trabajo para quienes, en su experiencia práctica, tratan de plantear aportes constructivos con los que entender los mecanismos y efectos de la violencia, donde instituciones, terapeutas y personas afectadas, entre otros actores, han de tener un papel relevante.

En la presentación también intervino Fernando Pérez del Río y José Luis González Castro

http://www.radiosapiens.es/35-violencia-colectiva-y-salud-mental-libro-estrella/

Mourir en prison -Anne Lécu

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Aimé de Lemud ( 1816-1887) – “Le Prisonnier” 

Graveur de la veine romantique, peintre, dessinateur, graveur et ferronier, il publia en 1844 « Le Prisonnier » qui lui valut un prix au Salon de Metz.  

Mourir en prison – Anne Lécu, religieuse et médecin en milieu pénitentiaire

« Mourir en prison, c’est d’abord un silence.

Un grand silence qui recouvre le bruit.

Le silence de tous les autres, enfermés, vivants, qui avant même que l’on ait dit quoi que ce soit, savent reconnaître le cri du surveillant, les pas précipités, les secours peut-être, la gendarmerie, le parquet, sûrement.
Un silence qui écoute de toutes ses oreilles, un silence éveillé, désolé, rempli de colère et de malheur.
C’est un silence d’effroi.

Imaginez : la peur, la grande peur des personnes condamnées à l’enfermement, c’est de ne pas pouvoir être secourues en cas de danger. Imaginez, si il y a le feu : la peur, c’est de ne pas pouvoir sortir.
Imaginez : voilà que cela arrive. Votre codétenue, qui se sentait mal dans la journée, qui a été reçue par les soignants… ou qui n’a pas été reçue par ces soignants (dont je suis…) … votre codétenue, au petit matin, vous la retrouvez morte…

Mourir en prison, c’est ensuite du bruit.

Un cri, le cri du codétenu, le cri du surveillant, les bruits de pas, le bruit des pompiers, du Samu, sans pour autant rompre le silence, le silence de mort, qui sous-tend tout ce bruit.

Le bruit, c’est celui que l’on a dans la tête, les cris qui ne sortent pas, l’idée de la mort qui s’insinue, et pour le soignant, la fatigue, l’angoisse d’avoir mal fait, la grande fatigue de l’échec, de notre insuffisance collective.
Le bruit c’est enfin celui des média qui relayent l’information comme ils peuvent, avec un sentiment mêlé pour qui travaille en prison… comme si parfois la mort, – et le suicide – étaient compris avec dépit comme une sorte de fuite, oserais-je le mot, d’évasion…

Or, on peut gloser sur le suicide en prison, imaginer des dispositifs pour que les gens soient empêchés de mettre fin à leur jour, en oubliant le cœur du problème : c’est de briser la solitude qu’il s’agit, de lutter contre la fatalité, de croire aux personnes, quoi qu’elles aient fait. Bref, sortir, coûte que coûte de la fatalité.

Ce bruit n’est pas de la parole, il ne permet pas de sortir du silence, mais le renforce. C’est souvent du bruit pour rien, parfois du bruit qui fait mal encore à ceux du dedans… Du bavardage, un bruit de fond, peut-être. Un bruit de chaos, le contraire de la parole.

Mourir en prison, c’est ensuite à nouveau le silence.

Le silence, l’oubli, la fatalité, l’indifférence.
Un silence qui ne sera bien souvent pas rompu, car c’est assez rare que l’on pense à demander aux voisins de cellule comment ils vont après un suicide… et c’est assez rare aussi que l’on pense à demander aux surveillants comment ils font pour vivre avec «ça»…

Mourir en prison, pour moi, c’est aussi le silence de Dieu.

Ce silence incompréhensible, pour les croyants comme pour les non croyants. Ce silence que l’on ne peut briser que si ceux qui sont là, nous qui sommes là, nous tous, chacun à sa façon et à sa place, (personnels de surveillance, aumôniers, professionnels de l’éducation nationale, conseillers d’insertion et de probation, personnels soignants, visiteurs, bénévoles, et bien sûr codétenus et familles de personnes enfermées…) nous permettons à la parole de surgir, de naître, de crier, de pleurer, d’être entendue, d’être écoutée, d’être reçue, d’être recueillie comme on dirait recueillement.

Et cette œuvre si modeste, accueillir et recueillir la parole bouleversée, écouter le silence aphone d’un malheur trop grand, ou comme ce matin nommer ceux qui sont morts loin des leurs et de la douce protection de l’affection, cette œuvre si modeste est un acte de foi, qui veut croire et revendiquer que faire œuvre politique, c’est lutter contre la fatalité ; croire que faire œuvre politique, c’est permettre aux personnes les plus fragiles et les plus abimées de nos sociétés d’avoir une place parmi nous ; croire enfin que la qualité de notre parole la plus modeste est intimement liée à la qualité de notre vie politique.

Mourir en prison, c’est du malheur rajouté au malheur. N’en rajoutons pas plus encore par le silence de l’oubli et le bruit du bavardage.

Sources

 

https://www.senat.fr/rap/l99-449/l99-44912.html

http://www.fnars.org/images/stories/2_les_actions/Prison/20e_JNP_Sante.pdf

http://www.la-croix.com/Archives/2015-01-05/La-tres-delicate-prevention-du-suicide-en-prison.-2015-01-05-1262413

http://fr.aleteia.org/2014/05/06/vocation-anne-lecu-religieuse-et-medecin-a-fleury-merogis/

http://www.secours-catholique.org/actualites/prisons-le-silence-et-la-mort

Le syndrome du sauveur: Se libérer de son besoin d’aider les autres

Parce-ce qu’en tant que professionnel, nous avons pu, pouvons ou pourrons, tomber dans cet ecueil à un moment donné de notre carrière, à quelque niveau hiérarchique ou dans quelque domaine d’intervention que ce soit (justice, social, psycho, militaire, politique).

L’important est d’en prendre conscience et de travailler sur soi pour prendre le recul nécessaire et être capable d’adopter un positionnement plus adéquat.

 

http://psycho-ressources.com/blog/le-syndrome-du-sauveur-besoin-de-sauver/http://psycho-ressources.com/blog/le-syndrome-du-sauveur-besoin-de-sauver/

http://savoirpsy.com/le-sauveur-de-larchetype-a-moi/

MOOC Comprendre les addictions

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Responsables de 20% des causes de mortalité et de 50% des faits de délinquance, les addictions  constituent   un problème majeur de santé et de sécurité publique qui concerne de près ou de loin quasiment toutes les familles, comme l’ensemble de la société civile.

Les addictions contemporaines comportent de multiples facettes : au-delà des problèmes liés à l’alcool, à l’héroïne ou la cocaïne il faut désormais y inclure : les consommations excessives chez les jeunes (cannabis,  » binge drinking  » …), l’émergence des nouvelles drogues, les conduites addictives dans les entreprises et les addictions sans produit (jeux d’argent, internet, sexe, achats compulsifs …).

L’attention portée aux questions d’addictions et les données de la science ont considérablement progressé et ont permis l’émergence et l’essor de l’Addictologie.

Dans les quinze dernières années l’accent a été mis sur les connaissances cliniques et les définitions, dans la compréhension des mécanismes neurobiologiques, dans les données épidémiologiques et sociologiques, dans le maniement de nouvelles thérapeutiques. Mais l’information et la formation des personnels médicaux, sociaux et éducatifs confrontés aux addictions peuvent et doivent être développées. En effet du fait de l’émergence récente de l’addictologie en tant que discipline scientifique, son enseignement est encore très disparate et souvent insuffisant (ainsi il n’y a que 15 Facultés de Médecine bénéficiant d’un enseignement universitaire).

Ce MOOC a été conçu par des enseignants de la faculté de médecine de l’université Paris-Sud et ceux du Collège Universitaire National des Enseignants d’Addictologie.

Il a bénéficié du soutien de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA : www.drogues.gouv.fr), de l’université Paris-Sud, du Fonds Actions Addictions et de la fédération Française d’Addictologie.

  • Fin d’inscription 18 déc 2016
  • Début du Cours 05 déc 2016
  • Fin du cours 13 jan 2017

https://www.fun-mooc.fr/courses/UPSUD/42004/session01/about