Livre du samedi : Militer au Hezbollah / Erminia Chiara CALABRESE

Al-Ghâlibûn Le Hezbollah et la mise en récit de la « société de la résistance » au Liban

https://remmm.revues.org/8339

Quartiers libres

militer-au-hezbollah

Militer au Hezbollah, ethnographie d’un engagement dans la banlieue sud de Beyrouth

CALABRESE Erminia Chiara

Le Hezbollah est devenu un acteur essentiel au Moyen Orient et dominant dans la société libanaise, il est tout autant objet de haine et de fascination et donc empêche une meilleure compréhension de sa nature politique et des gens qui le composent. Agiographiques ou critiques, beaucoup de bêtises sont écrites sur le Hezbollah. Il existe cependant quelques ouvrages sérieux écrit par des journalistes ou des dirigeants du parti qui permettent de comprendre la doctrine politique et l’histoire du Hezbollah Libanais. Le livre d’Erminia Chiara Calabrese s’inscrit dans cette veine des ouvrages utiles qui permettent de comprendre les parcours de ceux qui forment le parti et « la société de la résistance » que promeut le Hezbollah. Pour comprendre ce que fait et ce que dit le Hezbollah, il faut saisir ce qu’il est, et la société…

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Espionnage industriel et risque cyber dans le secteur nucléaire

 

Les acteurs de la sûreté nucléaire

http://www.irsn.fr/FR/expertise/expertise_irsn/organisation-surete-nucleaire/Pages/Les_acteurs_de_la_surete_nucleaire.aspx#.WKfqm_k1_IU

La cyber-sécurité des installations nucléaires françaises : enjeux et opportunités

http://www.sfen.org/fr/rgn/la-cyber-securite-des-installations-nucleaires-francaises-enjeux-et-opportunites

 

 

State Capitalism – La résurgence du capitalisme d’État

 

State Capitalism and Dictatorship

https://www.marxists.org/archive/pannekoe/1936/dictatorship.htm

Cette recension a été publiée dans le numéro d’hiver de Politique étrangère (n°4/2016). Norbert Gaillard propose une analyse de l’ouvrage de Joshua Kurlantzick, State Capitalism – How the Return of Statism Is Transforming the World (Oxford University Press, 2016, 296 pages).

http://politique-etrangere.com/2017/02/03/state-capitalism-how-the-return-of-statism-is-transforming-the-world/#more-8683

Le Cabinet du docteur Caligari

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« Dans une fête foraine, vers 1830, le docteur Caligari exhibe Cesare, un somnambule. Celui-ci prédit à un étudiant, Alan, qu’il vivra jusqu’à l’aube. Il est en effet assassiné dans son lit. Son ami Francis soupçonne Caligari. La jeune fille que convoitaient Alan et Francis est enlevée par Cesare. Poursuivi, le somnambule s’écroule après avoir abandonné son fardeau. Francis poursuit Caligari qui se réfugie dans un asile de fous, dont Caligari s’avère être le directeur, et Francis un des patients ainsi que la jeune fille convoitée… »

Wikipédia

http://info.arte.tv/fr/lesthetique-du-film-le-cabinet-du-dr-caligari

Les femmes face à la justice

FEMMES ET JUSTICE PÉNALE

XIXe-XXe siècles

http://books.openedition.org/pur/16148?lang=fr

Pour la première fois, les Archives nationales exposent des procès-verbaux d’interrogatoires de femmes. Une manière de questionner les figures et les stéréotypes de la criminalité féminine.

http://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Presumees-coupables-femmes-face-justice-2017-02-05-1200822552

Sur le rapport des femmes et de la justice (biographie, témoignages, documents sonores, reportages etc.)

https://criminocorpus.hypotheses.org/category/femmes-et-justice

La schizophrénie et la pseudo-«dangerosité » des fous

Cette succession de mots et de phrases répétés sur soi, avec certains bruit étranges et mots incompréhensibles donne l’impression d’écouter l’intérieur des pensées d’un schizophrène. Une étude faite par des scientifiques a été publié là dessus, et ils ont représenté comment ça se passait… Et cela est très similaire…

 

Pour la première fois un psychiatre condamné pour un meurtre commis par son patient

http://www.midilibre.fr/2016/12/15/pour-la-premiere-fois-un-psychiatre-condamne-pour-un-meurtre-commis-par-son-patient,1440700.php

https://www.lorientlejour.com/article/1027471/la-schizophrenie-et-la-pseudo-dangerosite-des-fous-suite.html

« Comme nous l’avons vu lors des derniers articles sur la schizophrénie, le schizophrène n’est pas plus dangereux que n’importe quel autre citoyen. Mais lorsque l’étiquette lui colle à la peau, il devient difficile de la lui enlever. Avec sa complicité inconsciente. Pourquoi ?

Le schizophrène ressemble à un voyageur qui débarque, sans passeport, dans un pays étranger dont il ne parle pas la langue. Si nous poursuivons cette fiction, tout va dépendre de l’accueil que les autorités du pays vont lui donner. Si le pays est hostile à tout étranger, un peu comme l’indiquaient les pancartes à l’entrée des différentes villes américaines du temps du western, il sera considéré comme un étranger hostile et traité comme tel. Si le pays est plutôt tolérant, il est accepté, même sans passeport et avec une langue incompréhensible. C’est l’attitude que je peux conseiller à toute famille et à tout milieu social où évolue un schizophrène. Par exemple, c’est ainsi que s’est comporté le milieu hippie de San Francisco dans les années 60. Le schizophrène était considéré comme un sage éclairé dont les conseils étaient appréciés. Après tout, il est halluciné et délire sans prendre de LSD ou autre drogue hallucinogène.

Ainsi donc, le schizophrène peut supporter ses hallucinations et son délire s’il est bien accueilli dans son milieu, sans être rejeté ni stigmatisé. Cet accueil favorable est un « traitement » à lui seul. Sinon, s’il est rejeté et stigmatisé, c’est une nouvelle souffrance qui s’ajoute à la première. Et parce qu’il est en mal d’identité, toute étiquette qu’on lui colle dessus, il la prendra à son compte. Il sera pour ainsi dire deux fois schizophrène. En lui même et pour les autres : il préfère être schizophrène plutôt que d’être morcelé, et il préfère être schizophrène plutôt que rien.

Le discours collectif de la famille s’exprime par une opposition du nous au je. Que de fois, en consultation familiale, on entend les parents dire à leur enfant « nous » et « toi ». Terrassé par ce « nous » qui l’exclut à l’intérieur même du cercle familial, ce « nous » où se noient les autres membres de la famille, il cherche en vain à interpeller ses parents un par un. Face à la fuite de chaque parent dans ce « nous », le schizophrène n’a plus que la violence pour se faire entendre. Alors que tout a été fait pour que la parole soit impossible, à ce moment-là, les parents se retournent vers les soignants pour leur dire « Vous voyez, il est impossible de parler avec lui. »

Le schizophrène s’accroche à son délire quitte à être rejeté par la famille car le délire est son langage, « métaphore délirante » dit Lacan, et lui permet d’échapper à l’angoisse de morcellement. Dans l’enfance nous connaissons tous cette angoisse du corps morcelé que l’on dépasse avec « Le stade du miroir ». Chez le schizophrène, l’angoisse de morcellement réapparaît par régression à un en decà du stade du miroir, au moment où se déclenche sa psychose. Cette angoisse, terrifiante, le schizophrène l’échangerait contre n’importe quoi d’autre. Qu’il soit sacrifié comme bouc émissaire au profit de sa famille ou de l’ordre social, qu’il soit stigmatisé puis enfermé dans des asiles loin de la ville afin qu’on ne l’entende plus, il préfère cela à l’angoisse du corps morcelé. Nous assistons ainsi à une sorte de sacrifice du schizophrène à l’autel de la famille. Il fonctionne comme un fusible dont la fonction est de protéger l’installation électrique tout entière. Pour maintenir la cohésion de sa famille, il préfère occuper et rester à la place du fou. On assiste même, au moment où il va mieux et où il est prêt à assumer une certaine indépendance, à une réaction thérapeutique négative. Il rechute sans raison apparente et se retrouve ainsi, dans sa folie, maintenir la cohésion familiale.

Si, dans la névrose, la crise d’identité est surtout une crise d’identité sexuelle, dans la psychose, la crise d’identité touche à l’être même du schizophrène, elle est de loin plus ravageuse et plus destructrice. Lorsque la psychose se déclenche, inlassablement le schizophrène cherche à se faire entendre, à se faire reconnaître par les membres de sa famille. Il ne demande pas tant à être compris qu’à être entendu. Si les parents pouvaient l’écouter sans chercher à le comprendre et sans avoir peur de ne pas le comprendre, le schizophrène pourrait passer toute une vie sans problème majeur, avec l’aide des médicaments d’aujourd’hui. »

L’Orient Le Jour : Le discours collectif autour de la schizophrénie aboutit à la ségrégation du fou

Chawki Azouri –

26/01/2017